☀ Méthode · version d'octobre 2026

Comment Sunsight calcule le soleil d'un logement

Un chiffre d'ensoleillement n'a de valeur que si l'on sait d'où il vient. Cette page décrit exactement ce que nous calculons, avec quelles données, ce que nous ne savons pas encore, et comment nous vérifions nos résultats sur le terrain.

La chaîne de calcul

Pour une fenêtre donnée (une position sur la façade, un étage, une orientation), Sunsight reconstruit ce que « voit » la fenêtre, puis rejoue la course du soleil toute l'année.

Le terrain et les bâtiments en 3D

Nous chargeons le relevé laser aérien LiDAR HD de l'IGN sur 600 m × 600 m autour de l'adresse : un modèle de surface (toits, arbres) et un modèle de terrain, à 1 m de résolution. Les bâtiments de la BD TOPO servent à distinguer les toits des arbres et à placer la fenêtre sur la bonne façade. Pour la maquette affichée, la couleur des murs et des toits vient des matériaux déclarés (pierre, brique, zinc, tuiles…), les étages du nombre de niveaux, et dans la vue depuis la fenêtre la forme des toits vient directement du LiDAR.

L'horizon de la fenêtre

Depuis le point de la fenêtre, à la hauteur de l'étage choisi, nous lançons un rayon tous les demi-degrés et mesurons l'angle de l'obstacle le plus haut : d'abord les bâtiments et les arbres proches, puis le relief jusqu'à 15 km (RGE ALTI). On obtient deux horizons séparés : un pour le bâti et le relief, un pour la végétation.

La position du soleil

Hauteur et direction du soleil sont calculées toutes les 5 minutes, chaque jour de l'année, avec les formules astronomiques usuelles et l'heure légale française (heure d'été comprise).

Le soleil touche-t-il la fenêtre ?

À chaque instant, le soleil doit être devant la façade (à moins de 90° de sa normale), au-dessus de l'horizon des bâtiments, et ne pas être coupé par un balcon ou une loggia si vous en avez indiqué un. S'il passe derrière un arbre, il est compté comme « filtré ».

Les arbres selon la saison

Un arbre n'est pas un mur. Nous appliquons une transmission de la lumière : un feuillu laisse passer environ 15 % du soleil en été et 60 % en hiver, avec une transition au printemps et à l'automne ; un persistant environ 10 % toute l'année.

La météo locale

Le soleil « par ciel clair » est ensuite pondéré, mois par mois, par la fraction d'insolation mesurée par Météo-France (moyenne 2005-2024) aux trois stations les plus proches, pondérées par la distance. C'est le « soleil réellement attendu ».

Le confort d'été

Nous estimons l'énergie solaire directe reçue par la vitre de juin à août (rayonnement direct par ciel clair × angle d'incidence), en kWh par m² de vitre, puis un indicateur de risque qui tient compte du dernier étage, du DPE le plus fréquent du bâtiment et du climat local.

Les données

Toutes les données utilisées sont publiques. Nous n'achetons ni n'inventons aucune donnée.

DonnéeSourceUsage dans Sunsight
LiDAR HD (MNS, MNT)IGN, Géoplateforme · 1 mHauteur des bâtiments et des arbres, horizon proche
RGE ALTIIGN · 1 m à 25 mRelief lointain jusqu'à 15 km, terrain où le LiDAR manque
BD TOPOIGNContours des bâtiments, routes, voies ferrées
AdressesBase Adresse NationaleLocalisation de l'adresse et de l'annonce
InsolationMétéo-France · 2005-2024Soleil réellement attendu, mois par mois
Cadastre, PLU, servitudesAPI Carto, Géoportail de l'urbanismeParcelles en face, zonage, monuments historiques, sites et secteurs protégés
Permis de construireSDES, base SitadelProjets autorisés en face (logements et locaux)
PrixDGFiP, DVF via CeremaPrix au m² du quartier
DPEADEMEÉtiquettes énergie du bâtiment
RisquesGéorisquesInondation, argile, radon, sites pollués…
BruitBD TOPO, DGACEstimation par la distance aux routes, rails et aéroports

Lire les chiffres

Les catégories de soleil

Soleil directLe soleil frappe la vitre.
FiltréIl passe à travers un arbre.
MasquéUn bâtiment, le relief ou un balcon le cache.
Derrière la façadeIl éclaire un autre côté du bâtiment.

La note d'exposition

La note sur 10 compare les logements par beau temps, pour que deux logements de villes différentes soient comparés sur leur exposition et non sur leur climat. Elle compare le logement au maximum possible au même endroit : une fenêtre plein sud, sans aucun obstacle. Les trois quarts de la note viennent des heures de soleil direct sur l'année, le dernier quart du soleil reçu le 21 décembre, le jour le plus difficile. Une fenêtre plein sud dégagée a 10/10 ; une façade nord ou masquée par un immeuble en face a une note basse.

Le verdict

Le verdict (« Très ensoleillé », « Peu de soleil direct »…) tient compte de la météo locale : il se fonde sur les heures de soleil réellement attendues, calculées avec les mesures Météo-France de la station la plus proche. À exposition égale, un logement à Marseille reçoit donc un meilleur verdict qu'à Lille. Le résultat affiche aussi sa fiabilité (relevé LiDAR présent ou non, position approximative, arbres, vis-à-vis très proche) et les hypothèses faites.

Soleil réellement attendu

C'est le chiffre à retenir pour la vie quotidienne : les heures de soleil par ciel clair, multipliées mois par mois par la part de temps ensoleillé observée localement. À Brest ou à Lille, on garde environ 35 % du soleil théorique sur l'année ; à Marseille ou à Nice, plus de 60 %.

Les heures « filtrées » par les arbres sont comptées à part et ne s'ajoutent pas au soleil direct.

Les constructions possibles en face

Nous examinons les parcelles situées dans le champ de vision de la fenêtre (±60°, jusqu'à 80 m). Pour chacune, nous retenons l'hypothèse la plus documentée :

  1. un permis de construire autorisé sur la parcelle (base Sitadel), avec sa surface et son type ;
  2. sinon, le zonage du PLU (zone urbaine, à urbaniser…) ;
  3. sinon, le gabarit des bâtiments voisins, qui donne une hauteur plausible.

Les protections réduisent l'hypothèse : à proximité d'un monument historique la parcelle n'est pas jugée constructible, et dans un site ou un secteur patrimonial protégé nous limitons à un étage de plus. Nous recalculons ensuite tout l'ensoleillement avec ce bâtiment hypothétique : c'est la perte de soleil affichée, et la vue « avant / après » en 3D.

C'est un scénario prudent, pas une prévision. Le règlement écrit du PLU (hauteur maximale, retraits, emprise) n'est pas encore lu automatiquement et peut être plus strict.

Les limites, en toute honnêteté

Date du relevéLe LiDAR date de 2021 à 2025 selon les régions. Un immeuble construit ou démoli depuis n'y figure pas encore.
Zones sans LiDARLà où l'IGN ne l'a pas encore publié, les bâtiments viennent de la BD TOPO (hauteur moyenne) et les arbres manquent. L'application vous prévient.
Balcons et voletsLes balcons des étages au-dessus ne sont pas visibles d'avion : indiquez-les dans « La fenêtre ». Les volets, stores et rideaux ne sont pas modélisés.
Essence des arbresFeuillu ou persistant est un réglage : le LiDAR ne donne pas l'espèce. Un arbre élagué ou abattu depuis le relevé n'est pas détecté.
Reflets et lumière diffuseSeul le soleil direct est calculé. Une façade claire en face renvoie de la lumière que nous ne comptons pas.
Position de la fenêtreLe résultat vaut pour le point choisi sur la façade. Deux fenêtres d'un même appartement peuvent différer d'une heure ou plus. Les fenêtres dessinées sur la maquette sont schématiques (une tous les 3,2 m, à chaque étage) : elles servent à viser le bon étage, pas à reproduire la façade exacte.

Sunsight est un outil d'aide à la décision. Il ne remplace ni une visite à différentes heures, ni une étude d'ensoleillement réalisée par un professionnel.

Le protocole de validation terrain

Un calcul se juge sur le terrain. Nous comparons nos simulations à des observations réelles, selon un protocole fixé à l'avance, et nous publierons les résultats ici, qu'ils soient bons ou mauvais.

Ce que l'on mesure

  1. Choix des fenêtres : au moins 50 fenêtres réparties entre centres-villes denses, quartiers pavillonnaires, zones boisées et relief marqué, dans plusieurs régions, à tous les étages.
  2. Observation : pour chaque fenêtre, une série de photos horodatées par beau temps (au moins une toutes les 15 minutes autour de l'arrivée et du départ du soleil), avec la position GPS et la direction de la façade, à trois périodes : autour du 21 décembre, de l'équinoxe et du 21 juin.
  3. Annotation : sur chaque photo, une personne qui ne connaît pas le résultat de la simulation note si la vitre est au soleil, à l'ombre ou derrière un arbre.
  4. Comparaison : nous lançons Sunsight sur la même fenêtre et la même date, puis comparons instant par instant.

Les indicateurs publiés

IndicateurDéfinitionObjectif
ConcordancePart des instants observés où Sunsight donne la bonne catégorie (soleil / ombre / filtré)≥ 90 %
Arrivée et départÉcart moyen, en minutes, entre l'heure observée et l'heure simulée d'arrivée et de départ du soleil sur la vitre≤ 15 min
Durée du jourÉcart sur la durée totale de soleil direct dans la journée observée≤ 10 %

Les résultats seront détaillés par type de lieu (dense, pavillonnaire, boisé, montagne) et par saison, avec les cas d'échec expliqués : un arbre abattu, un balcon oublié, un bâtiment trop récent.

—Concordance
—Écart arrivée / départ
—Fenêtres vérifiées
Campagne en cours. Aucun résultat n'est encore publié : nous préférons afficher une case vide qu'un chiffre non vérifié. Les résultats paraîtront dès que 50 fenêtres auront été vérifiées.

Participer

Dans l'application, choisissez votre fenêtre sur la carte puis cliquez sur « Vérifier sur le terrain avec une photo ». Vous indiquez d'abord ce que montre la photo (soleil, ombre ou soleil filtré par un arbre), puis vous découvrez le calcul. Vous pouvez aussi noter l'heure exacte où le soleil arrive ou quitte votre vitre. La photo reste sur votre appareil ; si vous partagez le résultat, nous recevons seulement l'étage, l'orientation, l'heure, l'accord ou l'écart, et une position arrondie à environ 1 km.

Voyez par vous-même

Choisissez une adresse, placez la fenêtre, et comparez avec ce que vous voyez chez vous.